Pourquoi un balcon ça change tout avec de jeunes enfants

Après l’âge des Areuh, on enchaîne avec l’âge du pourquoi. Je dirais plutôt la période du pourquoi qui commence avec la maîtrise du langage et le développement de la motricité.
Le quotidien de l’enfant devient un perpétuel champs de découvertes, que ce soit visuelles ou mentales. Les nouveautés sont aussi bien extérieures qu’intérieures avec la découverte et l’expérience de ses propres émotions et sentiments.

Avec l’épisode de l’école maternelle, Mibou discute et expérimente tout et n’importe quoi : la bouillasse, goûter aussi bien les spaghettis crues qu’un morceau de craie.
Et aussi en voulant être « grande », Mibou prend des initiatives que je ne valide pas toujours. Et là commence une série de pourquoi pour comprendre les raisons de ma position. Mais le pourquoi arrive aussi quand je choisis un collant ou un manteau.

Tout cela semble un peu loin du balcon. Eh bien non. Cet âge du pourquoi a besoin de terrains d’exploration et d’expérimentation. Ce qu’il y a de passionnant, c’est qu’il n’y a pas que les jouets pour explorer. Il y a tout ce qui peut entourer un enfant, tout ce qui est aussi manipulé par les parents et qui lui font dire que s’i il joue avec, alors lui aussi est un grand.
Mais quand on vit en ville, on a du mal à laisser nos enfants explorer les trottoirs parsemés de pisse, de déjections en tout genre, de détritus.
Alors que la campagne donne accès à la végétation et au règne animal, la ville apparaît vite comme un terrain de la socialisation, de rencontres de gens. Alors où se faire la main en ville sans danger, ni trop de dégoût?

Même s’il y a des jardins publics, la latitude d’action est quand même contrainte. On ne peut pas laisser l’enfant arracher les fleurs à sa guise ou décider de creuser un trou dans la pelouse fraîchement tondue par le personnel de la ville.

Quand on a un balcon, c’est un peu l’occasion de faire une extension campagnarde en faisant de ses jardinières des espaces d’exploration. Planter, arroser, récolter, cueillir, bouillasser, regarder, sentir, contempler, tout cela devient possible sans le risque de croiser gros caca.

kit jardinage-hema
De l’eau, des graines et un peu de terre peuvent divertir longuement Mibou. Et cette mini campagne accueille des « bêtes », qu’il devient intéressant de regarder ou de capturer.
Même petit, le balcon active l’imaginaire de l’enfant. C’est aussi une manière d’être à l’extérieur de manière directe comme on peut le faire quand on a une maison.

Les magazines déco parlent du balcon ou de la terrasse comme une autre pièce à vivre. Moi en tant que parent, je dirai plutôt que c’est notre salle de jeu expérimentale.
Et vous, ça se passe où?

Avant de vous quitter, je voulais vous faire connaître un mouvement participatif, les Incroyables Comestibles. Ces initiatives fleurissent un peu partout en France. Suivez le guide, il y a sans doute pas loin de chez vous des espaces à cultiver et en plus c’est pour partager avec les autres. Top, non?

incroyable-comestibles

Les Incroyables sont partout

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